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Assurance vie en 2026 : pourquoi reste-elle le placement préféré des Français, et comment l’optimiser ?

Avec plus de 1 900 milliards d’euros d’encours en France, l’assurance vie est le placement financier le plus détenu par les ménages français. Et pourtant, beaucoup de ses détenteurs en sous-exploitent les avantages, soit par méconnaissance, soit parce que leur contrat n’a pas été revu depuis des années.

En 2026, dans un contexte de baisse progressive des taux et de réforme fiscale, l’assurance vie mérite plus que jamais d’être revisitée. Voici pourquoi elle reste incontournable — et comment en tirer le meilleur parti.

Pourquoi l’assurance vie reste le placement de référence en 2026 ?

L’assurance vie n’est pas un produit comme les autres. C’est avant tout une enveloppe fiscale : elle ne définit pas où votre argent est investi, mais comment il est traité fiscalement. C’est cette caractéristique qui en fait un outil aussi puissant, aussi bien pour la constitution d’un capital que pour la transmission d’un patrimoine.

Trois raisons expliquent son statut de placement préféré des Français.

Une fiscalité sur les gains très avantageuse après 8 ans

Tant que vous ne retirez pas d’argent, votre contrat n’est pas imposé. Les plus-values s’accumulent en franchise d’impôt à l’intérieur de l’enveloppe. Lors d’un rachat (retrait), seule la part de gains incluse dans le retrait est imposable — et non le capital.

Après 8 ans de détention, vous bénéficiez en plus d’un abattement annuel sur les gains : 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple. Concrètement, si vos gains restent sous ce seuil, votre retrait est totalement exonéré d’impôt sur le revenu.

Un outil de transmission exceptionnel, hors succession

C’est l’un des avantages les moins connus de l’assurance vie : les sommes transmises au décès ne passent pas par la succession. Elles sont versées directement aux bénéficiaires désignés, selon une fiscalité spécifique et très favorable.

Pour les versements effectués avant 70 ans, chaque bénéficiaire dispose d’un abattement de 152 500 €. Au-delà, un taux forfaitaire de 20 % s’applique (puis 31,25 % au-delà de 700 000 €) — bien en dessous des droits de succession classiques qui peuvent atteindre 45 % entre parents éloignés.

Une flexibilité totale sur les supports d’investissement

Un contrat d’assurance vie moderne permet d’investir sur une large gamme de supports : fonds en euros (capital garanti), unités de compte actions, obligations, immobilier (SCPI, SCI), fonds diversifiés… Vous pouvez moduler votre allocation selon votre profil de risque, votre horizon de placement et les opportunités de marché — sans jamais sortir de l’enveloppe fiscale.

Ce qui change en 2026 pour l’assurance vie

La loi de finances 2026 n’a pas modifié en profondeur le régime de l’assurance vie — c’est une bonne nouvelle. En revanche, deux points méritent attention.

La fiscalité sociale est légèrement moins favorable que le PER

Depuis 2026, les prélèvements sociaux sur les gains de l’assurance vie s’élèvent à 17,2 %. C’est légèrement plus élevé que pour le PER dans certaines configurations. Pour les épargnants qui comparent les deux enveloppes, cet écart doit être intégré dans le calcul global — même s’il ne remet pas en cause l’avantage fiscal de l’assurance vie sur d’autres dimensions.

Les fonds en euros continuent leur lente remontée

Après des années de rendements en recul, les fonds en euros ont amorcé un rebond. En 2025, les meilleurs contrats du marché ont servi entre 2,5 % et 3,5 % nets de frais de gestion. La baisse progressive des taux directeurs attendue en 2026 pourrait freiner cette dynamique — raison de plus pour diversifier son allocation vers des supports en unités de compte bien sélectionnés.

Comment optimiser votre assurance vie en 2026 : 5 leviers concrets

1. Vérifiez l’ancienneté de votre contrat

L’ancienneté fiscale de votre contrat est précieuse : elle court à partir de la date de souscription, pas des versements. Si votre contrat a plus de 8 ans, vous bénéficiez déjà des abattements fiscaux, même pour de nouveaux versements. Ne le rachetez pas sans une analyse préalable : il vaut souvent mieux le conserver et en ouvrir un second si nécessaire.

2. Arbitrez vers des supports plus performants

De nombreux épargnants laissent l’intégralité de leur épargne sur le fonds en euros, par habitude ou par méconnaissance. En 2026, dans un contexte de marchés financiers globalement porteurs, une allocation partiellement investie en unités de compte peut significativement améliorer la performance à long terme — à condition de choisir des supports adaptés à votre profil.

3. Mettez à jour votre clause bénéficiaire

C’est le point le plus souvent négligé, et pourtant le plus important en cas de décès. Une clause mal rédigée, obsolète ou trop imprécise peut avoir des conséquences catastrophiques sur la transmission. Vérifiez que vos bénéficiaires sont bien identifiés, que la rédaction est précise, et que votre situation familiale actuelle est bien reflétée (mariage, naissance, divorce, décès d’un bénéficiaire).

4. Pensez à la stratégie des versements après 70 ans

Depuis la loi de finances 2026, les règles ont évolué autour des 70 ans pour certains produits — notamment le PER. Pour l’assurance vie, le régime fiscal change à 70 ans : les versements effectués après cet âge ne bénéficient plus que d’un abattement de 30 500 € tous bénéficiaires confondus (contre 152 500 € par bénéficiaire avant 70 ans). Il est donc stratégique de planifier ses versements en amont de cet âge charnière.

5. Coordonnez assurance vie et stratégie successorale globale

L’assurance vie est un outil puissant, mais elle doit s’inscrire dans une stratégie patrimoniale globale : donation, démembrement de propriété, SCI familiale, testament. Une clause bénéficiaire bien rédigée peut, par exemple, intégrer une répartition démembrée (usufruit/nue-propriété) pour optimiser encore davantage la fiscalité successorale.

Assurance vie ou PER : comment choisir ?

Les deux enveloppes sont complémentaires, pas concurrentes. En résumé :

  • L’assurance vie est plus souple : vous pouvez retirer votre argent à tout moment, elle est efficace pour la transmission, et elle convient à tous les horizons de placement.
  • Le PER est plus puissant fiscalement à l’entrée (déduction des versements du revenu imposable), mais l’argent est bloqué jusqu’à la retraite (hors cas de déblocage anticipé).

Pour un épargnant qui cherche à préparer sa retraite tout en gardant de la liquidité, la bonne réponse est souvent : les deux, calibrés en fonction de la tranche marginale d’imposition et des objectifs de transmission.

FAQ — Questions fréquentes sur l’assurance vie en 2026

L’assurance vie est-elle toujours avantageuse pour la succession en 2026 ?

Oui, et c’est même l’un de ses atouts les plus solides. Les capitaux décès transmis via une assurance vie échappent aux droits de succession classiques et bénéficient d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements effectués avant 70 ans. Ce régime n’a pas été modifié par la loi de finances 2026.

Puis-je avoir plusieurs contrats d’assurance vie ?

Oui, il n’y a aucune limite au nombre de contrats. Il est même souvent conseillé d’en avoir plusieurs : un contrat ancien (précieux pour son ancienneté fiscale), un contrat plus récent plus dynamique, et éventuellement un contrat dédié à la transmission. Chaque contrat peut avoir des bénéficiaires différents.

Quelle est la différence entre fonds en euros et unités de compte ?

Le fonds en euros offre une garantie du capital : votre épargne ne peut pas baisser. En contrepartie, le rendement est limité (2,5 % à 3,5 % en 2025 pour les meilleurs contrats). Les unités de compte investissent dans des actifs financiers ou immobiliers : le capital n’est pas garanti, mais le potentiel de performance est plus élevé sur le long terme. Un contrat bien géré combine les deux selon votre profil.

Faut-il racheter un vieux contrat peu performant ?

Pas nécessairement. L’ancienneté fiscale d’un contrat est précieuse — perdre un contrat de plus de 8 ans peut coûter cher en fiscalité. Avant tout rachat, il vaut mieux faire analyser le contrat par un conseiller : il est souvent possible d’en améliorer la performance par des arbitrages internes, sans perdre l’ancienneté.

Vous souhaitez faire le point sur votre assurance vie ou optimiser votre allocation en 2026 ? L’équipe du Groupe Sarro accompagne les particuliers et les chefs d’entreprise à Montpellier et en Occitanie. Prenez rendez-vous ici.

Investir en nue-propriété de parts de SCPI à crédit

Vous souhaitez vous constituer un patrimoine immobilier à moindre coût, sans alourdir votre fiscalité actuelle ?

L’investissement en nue-propriété de parts de SCPI à crédit est une solution patrimoniale efficace pour préparer l’avenir :

prix d’acquisition décoté, absence d’imposition à court terme et récupération, à terme, d’un patrimoine immobilier locatif diversifié.

Qu’est-ce qu’une SCPI ?

Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) sont des véhicules d’investissement collectif en immobilier. Elles permettent aux investisseurs d’acquérir un patrimoine immobilier diversifié sous forme de parts, sans avoir à gérer directement les biens.

Contrairement à l’immobilier classique, investir en SCPI ne consiste pas à acheter un bien physique unique, mais à détenir des parts dans un parc immobilier professionnel, généralement inaccessible en direct :

  • bureaux
  • commerces
  • entrepôts logistiques
  • cliniques
  • EHPAD
  • logements résidentiels

En tant qu’associé, vous percevez des revenus locatifs distribués par la SCPI, proportionnellement au nombre de parts détenues. Ces revenus sont généralement versés mensuellement ou trimestriellement, directement sur votre compte bancaire.

Les avantages des SCPI

  1. Une diversification renforcée

Les risques sont mutualisés grâce à la diversité :

  • des typologies de biens
  • des localisations géographiques (France et international)
  • du nombre de locataires

2. Un accès facilité à l’immobilier d’entreprise

La SCPI permet d’investir dans l’immobilier professionnel avec une mise de fonds plus faible qu’un achat immobilier en direct.

3. Une gestion totalement déléguée

La société de gestion s’occupe de l’ensemble des aspects : acquisition des biens, location, entretien, gestion administrative et financière.

Points de vigilance avant d’investir en SCPI

L’investissement en SCPI est un placement immobilier de long terme. Une durée de détention de 8 à 10 ans minimum est recommandée.

Comme tout investissement immobilier, il existe un risque de perte en capital, lié à l’évolution du marché immobilier.

Investir en nue-propriété de SCPI : le principe

Il est possible d’acheter des parts de SCPI :

  • en pleine propriété,
  • ou en démembrement de propriété.

L’investissement en nue-propriété de SCPI consiste à séparer :

  • l’usufruit : droit de percevoir les loyers,
  • la nue-propriété : droit de disposer des parts à terme (vente, pleine jouissance).

Comment fonctionne la nue-propriété de SCPI ?

  • L’usufruitier (souvent un bailleur institutionnel ou un autre investisseur) perçoit les revenus pendant une durée déterminée, généralement de 5 à 15 ans.
  • Le nu-propriétaire (vous) achète les parts avec une décote significative par rapport à leur valeur en pleine propriété :
  • environ 20 % de décote sur 5 ans,
  • jusqu’à 40 % sur 15 ans.
  • À l’issue du démembrement, le nu-propriétaire devient plein propriétaire automatiquement, sans frais ni fiscalité, et commence à percevoir les revenus fonciers.

En résumé : vous acceptez de ne pas percevoir de loyers pendant une période définie, en contrepartie d’un prix d’achat réduit et d’une fiscalité optimisée.

Comment investir en nue-propriété de SCPI à crédit ?

L’acquisition de parts de SCPI en nue-propriété peut se faire :

  • au comptant,
  • ou à crédit, ce qui renforce l’intérêt patrimonial de l’opération.

Les effets de levier du crédit

Effet prix
La décote appliquée à la nue-propriété réduit mécaniquement le montant à financer. Le capital emprunté est donc plus faible que pour une acquisition en pleine propriété.

Effet patrimonial et fiscal
Pendant toute la durée du démembrement :

  • vous ne percevez aucun revenu, donc aucune imposition sur les loyers,
  • vous n’êtes pas assujetti à l’IFI, puisque seule l’usufruit est taxable.

Vous constituez ainsi un capital immobilier de manière progressive, optimisée et fiscalement neutre à court terme.

Une exemple chiffré :

Investir en nue-propriété de SCPI : pour qui ?

L’investissement en nue-propriété de SCPI est particulièrement adapté aux personnes qui :

  • N’ont pas besoin de revenus immédiats, mais souhaitent préparer l’avenir (retraite, transmission, capitalisation)
  • Veulent optimiser leur fiscalité, tant à l’impôt sur le revenu qu’à l’IFI
  • Cherchent à se constituer un patrimoine immobilier solide sur le long terme, avec une gestion déléguée