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Guerre en Iran, détroit d’Ormuz : quelles conséquences pour vos placements en 2026 ?

Un événement géopolitique majeur accapare toute l’attention depuis mars 2026 : le conflit en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz. Mais avant de céder à l’inquiétude, il est essentiel de replacer cette crise dans son contexte — et d’identifier les vraies opportunités d’investissement pour cette année.

Ce que l’on oublie : le contexte de départ était favorable

Début 2026, les indicateurs économiques étaient au vert. L’inflation revenait à 2 % en Europe. Les banques centrales envisageaient des baisses de taux. Les prévisions de croissance dépassaient 3 % aux États-Unis et 1,3 % en Europe. Le prix du pétrole tournait autour de 70 $ le baril.

Les marchés financiers reflétaient cet optimisme au 14 avril 2026 :

  • S&P 500 (actions américaines) : +0,60 % depuis janvier
  • NASDAQ (tech américaine) : stable à 0 %
  • EUROSTOXX 50 (Europe) : +2 %
  • CAC 40 (France) : +1 %
  • MSCI World (monde entier) : +1,66 %

Un seul nuage à l’horizon : les risques géopolitiques. Et ce nuage s’est transformé en tempête.

Le détroit d’Ormuz : une arme économique mondiale

Depuis le déclenchement de l’opération en mars 2026, le détroit d’Ormuz est bloqué. Ce passage stratégique représente 20 % du pétrole mondial, ainsi qu’une part importante du gaz et des engrais. En quelques jours, une décision militaire est devenue un choc économique planétaire.

Résultat concret : une hausse de 30 % du coût de l’énergie pour les particuliers et les entreprises. Chauffage, carburant, production industrielle — personne n’est épargné.

Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les pétroliers bloqués ne livrent pas l’Europe ou les États-Unis, mais essentiellement la Chine et l’Inde. Preuve que dans un monde interconnecté, une crise localisée se transforme immédiatement en crise mondiale.

Trois risques économiques à surveiller

1. Un retour de l’inflation

La hausse du pétrole fait remonter les prix partout. Ce scénario contredit directement l’objectif des banques centrales, qui pourraient être contraintes d’augmenter les taux d’intérêt plutôt que de les baisser comme prévu.

2. Des taux d’intérêt en forte hausse

Les marchés obligataires ont réagi très vite. En deux semaines seulement, le taux américain à 10 ans est passé de 3,64 % à 4,33 %. Le taux français à 10 ans a bondi de 3,30 % à 3,80 %. Des mouvements d’une telle ampleur en si peu de temps sont extrêmement rares.

3. Un ralentissement de la croissance

Les prévisions ont déjà été révisées à la baisse : de 2,9 % à 2,4 % aux États-Unis, et de 1,3 % à 0,9 % en Europe. Ces corrections sont réelles, mais nous restons en territoire positif — loin d’une récession.

Quel scénario anticiper ?

Tout dépend de la durée du blocage. Dans le scénario central — une sortie de crise rapide — les marchés auraient déjà intégré l’essentiel du risque. La correction serait comprise entre 5 et 10 %, sans véritable catastrophe boursière.

Si le blocage devait dépasser 7 à 8 semaines, nous entrerions dans un nouveau choc pétrolier. Mais même dans ce cas, les économies sont aujourd’hui bien plus agiles qu’en 1976. La capacité d’adaptation des entreprises et des consommateurs est incomparable avec celle d’il y a 50 ans.

Que faire avec vos placements ?

Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, la stratégie de fond ne change pas radicalement. Voici ce que nous suivons de près.

La technologie et l’IA restent une opportunité

Certaines valorisations ont été corrigées sévèrement — parfois -50 % dans le secteur des logiciels. Ce n’est pas la faillite de ces entreprises, c’est leur juste prix. Pour un investisseur de moyen terme, ce sont des points d’entrée à saisir, pas des raisons de fuir.

Les taux d’intérêt, le vrai baromètre

Les taux longs ne mentent pas. Ils reflètent la confiance des marchés mieux que n’importe quel discours politique. Leur évolution dans les prochaines semaines sera déterminante pour l’ensemble de l’économie mondiale.

Les secteurs à privilégier en 2026

Dans ce contexte particulier, certains placements méritent une attention renforcée :

  • Les actions européennes, encore sous-valorisées
  • La technologie et l’IA, en profitant des corrections actuelles
  • Les banques européennes, portées par les taux longs
  • Les secteurs défense et énergie, transition énergétique incluse
  • L’or, valeur refuge en période d’incertitude
  • L’immobilier — en SCPI ou via la loi Jean Brun — qui redevient attractif avec des prix cohérents pour un horizon long terme

Nos solutions pour une gestion équilibrée

Pour traverser cette période avec sérénité, deux fonds sont à considérer selon votre profil :

  • Avenir Croissance Patrimoine : +8 % en 2025, +3 % depuis janvier 2026. Une gestion équilibrée, performante, avec une volatilité maîtrisée.
  • Avenir Latitude Monde : pour les profils plus dynamiques, ce fonds complémentaire cible une performance plus élevée sur la part de votre épargne disponible à moyen-long terme.

Ce qu’il faut retenir

La crise actuelle est réelle. Mais elle s’inscrit dans un contexte de départ solide, et les marchés semblent déjà l’avoir en grande partie intégrée. La bonne réponse n’est ni la panique ni l’immobilisme : c’est la diversification et l’adaptation de votre allocation d’actifs à votre situation personnelle.

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Loi de finances 2026 : ce qui change pour votre plan d’épargne retraite et votre épargne salariale

Promulguée le 19 février 2026, la loi de finances 2026 modifie les règles du Plan d’Épargne Retraite (PER) et de l’épargne salariale. Ces changements touchent en priorité les épargnants proches de — ou déjà passés — les 70 ans. Voici ce que vous devez savoir, et surtout comment adapter votre stratégie dès maintenant.

1. Fin de la déduction fiscale sur le PER après 70 ans

C’est la mesure phare de cette réforme. Jusqu’au 31 décembre 2025, vous pouviez déduire vos versements sur un PER de votre revenu imposable, quel que soit votre âge. Ce n’est plus le cas.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, tout versement effectué à partir de 70 ans ne donne plus droit à déduction fiscale. Cette règle s’applique à tous les types de PER : individuel, collectif (PERECO) et obligatoire.

💡 Bon à savoir : Les anciens contrats PERP, Madelin et Article 83 ne sont pas concernés par cette mesure. Ils conservent leur régime fiscal propre.

Quelle fiscalité à la sortie pour ces versements ?

Bonne nouvelle : si vous ne bénéficiez pas de la déduction à l’entrée, vos versements sont exonérés d’impôt sur le revenu à la sortie en capital. Seuls les gains restent soumis à la flat tax de 31,4 %. En cas de sortie en rente, seule une fraction de 30 % est imposable après 70 ans.

2. PERECO après 70 ans : l’exonération sur l’épargne salariale disparaît

Jusqu’ici, les sommes issues de l’intéressement, de la participation ou de l’abondement versées dans un PERECO étaient exonérées d’impôt sur le revenu, sans limite d’âge. C’est terminé.

À partir de 2026, ces versements perdent leur avantage fiscal dès 70 ans. Les salariés en cumul emploi-retraite sont les premiers concernés.

En revanche, le Plan d’Épargne Entreprise (PEE) conserve intégralement son régime : les versements restent exonérés d’IR, à condition de respecter le blocage de 5 ans — et ce, sans condition d’âge. Le PEE redevient le placement de référence pour l’épargne salariale après 70 ans.

3. Report des plafonds de déduction : de 3 à 5 ans

C’est la mesure la plus favorable de cette réforme. Les plafonds de déduction non utilisés les années précédentes sont désormais reportables sur 5 ans au lieu de 3.

Cela offre une vraie souplesse pour les années de revenus exceptionnels : cession d’entreprise, prime importante, dividendes élevés. Vous pouvez désormais lisser vos versements sur une période plus longue pour optimiser votre fiscalité.

Attention : cette extension ne s’applique qu’aux plafonds à partir de 2026. Les plafonds non consommés de 2024 restent reportables jusqu’en 2027, ceux de 2025 jusqu’en 2028. Le plein effet de cette réforme sera visible à partir de 2031.

4. Quelle stratégie adopter selon votre situation ?

Avant 70 ans — profitez de la fenêtre d’optimisation

C’est maintenant que se joue l’essentiel. L’objectif : maximiser vos versements déductibles avant de franchir ce cap. Plusieurs leviers sont disponibles :

  • Mobilisez vos plafonds reportés sur 5 ans pour réduire votre imposition sur les années de hauts revenus.
  • Orientez votre épargne salariale vers le PERECO tant que l’exonération IR est encore applicable.
  • Anticipez les années de forte imposition pour calibrer vos versements au bon moment.

Après 70 ans — réorientez vos placements

Le PER perd de son attrait fiscal immédiat. D’autres solutions prennent le relais :

  • Le PEE reste le support privilégié pour l’épargne salariale (exonération IR après 5 ans de détention).
  • L’assurance-vie offre une fiscalité sociale plus avantageuse : elle reste soumise aux prélèvements sociaux à 17,2 %, contre 18,6 % pour le PER depuis 2026. Un écart de 1,4 point qui peut peser sur le long terme.
  • Le PER conserve un intérêt pour la transmission et la constitution de capital, mais ce n’est plus un outil d’optimisation fiscale immédiate.

Ce qu’il faut retenir

La loi de finances 2026 redéfinit les règles du jeu de l’épargne retraite. Le message est clair : l’optimisation fiscale sur le PER doit se faire avant 70 ans. Passé ce cap, d’autres placements sont souvent plus adaptés.

Ces évolutions nécessitent un accompagnement sur mesure. Margaux, Romain et Daniel sont à votre disposition pour analyser votre situation et vous proposer les solutions les mieux adaptées à vos objectifs.

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