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Changement de phase et retour de la croissance. Comment adapter votre stratégie ?

Depuis le mois de novembre 2020, nous constatons un véritable changement dans le cycle économique.

L’arrivée des vaccins concomitante avec la mise en place d’une nouvelle administration américaine rassurante (depuis le 20 janvier) a modifié la donne sur l’échiquier financier international. Si nous reprenons ici un schéma mainte fois présenté, qui illustre le fonctionnement cyclique de nos économies, c’est qu’il est essentiel de pouvoir se situer avant d’avancer ses pions.

Où en est-on dans le cycle économique ?

N’en déplaise aux oiseaux de mauvais augure toujours prompts à mettre en exergue les incertitudes inhérentes à la période inédite de crise sanitaire que nous traversons, rien ne semble démentir un large consensus des acteurs qui considère que :

  • Après 10 ans d’une phase de croissance quasi ininterrompue de 2009 à 2019, qui avait suivi la forte récession de 2008,
  • 2020 a été marquée par une récession d’un genre nouveau, à la fois violente et incroyablement courte dans sa durée, causée par une épidémie obligeant à confiner l’activité.
  • 2021 voit le retour à une phase de croissance, dont nous ne maitrisons pas encore ni le rythme, ni la durée avec précision, mais qui se dessine mois après mois de façon certaine.

Certes il y a bien deux faits de jeu qui pourraient modifier le sens de la partie et qu’il ne faut pas complètement ignorer :

  • Le risque d’une montée à la fois de l’inflation et dans la foulée des taux d’intérêts si cela se produisait de façon exagérée et surtout trop rapidement,
  • Le risque d’un scénario catastrophe sur le plan sanitaire, qui viendrait invalider la possible immunité collective à l’horizon fin 2021/début 2022 (risque alimenté par les vicissitudes et le rythme de la vaccination en Europe notamment).

Mais ces deux possibilités sont jugées peu crédibles actuellement. Il faut dire que les Banques Centrales (politique monétaire) et les États (politique budgétaire) n’y sont pas allé de main morte avec des plans de relance sans précédent de 1900 milliards de dollars aux USA et 750 milliards d’euros pour l’Europe … du jamais vu, pas même après la deuxième guerre mondiale !

Dans ce contexte, il convient de reprendre un minimum de risque et d’investir.

Une croissance prévue de 6% en France en 2021 et de 8% au moins aux USA (contre 1% à 3% ces dernières années) est donc un train qui part et dans lequel il faut monter rapidement avant qu’il n’ait atteint sa vitesse de croisière. Il est temps de placer moins sur la dette d’état (fonds en euros des contrats d’assurance vie) et plus dans l’économie créatrice de richesse (les actions et obligations d’entreprises) afin d’éviter de subir une fois de plus un autre cycle : celui de l’épargnant qui souvent ne sait quelle pièce jouer sur le complexe échiquier de ses placements. Au risque d’être mis en échec comme l’illustre le schéma suivant :

À condition de ne pas jouer seul(e).

De nombreux outils et méthodes permettent de bénéficier de la hausse actuelle des marchés tout en limitant votre risque. Plus que jamais, le meilleur conseil à suivre est de prendre rendez-vous (même à distance) avec votre conseiller(e) afin d’anticiper les coups à venir et de finalement… gagner !

Parenthèse économique : en 2021 plus que jamais : gouverner c’est prévoir…

… expliquer et choisir ! ». Quand les défis sont complexes et de long terme, tel que celui de la pandémie Covid 19 qui aura été l’événement majeur de 2020, certaines maximes, comme celle d’Adolphe Thiers,  illustrent de façon concentrée bien des phénomènes… y compris en matière de gestion d’actifs.

Alors que les indices mondiaux étaient au plus haut en février 2020 comment prévoir une chute à la fois vertigineuse et ultra rapide des marchés actions ? Près de 40 % de correction en moins de trois semaines, suivie de plusieurs remontées successives (mars, mai et surtout novembre avec + 20% en un mois) ! Finalement le CAC 40 après avoir touché un point bas proche des 3750 points finit l’année à -7 % et vise désormais les 5700 points… Comme très souvent les performances, mêmes corrigées par la baisse du dollar face à l’euro, sont sans commune mesure aux États-Unis avec un exercice 2020 en hausse de : +16% pour le plus important et représentatif des indices actions américain: le S&P 500. +43% pour le Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques notamment. + 7 % pour l’indice historique Dow Jones. Le S&P 500 enregistre un bond de 16% sur l’ensemble de 2020 après avoir pris plus de 66% depuis son point bas en mars, porté notamment par la hausse des valeurs technologiques. Les principaux autres indices mondiaux pour l’année 2020 parlent d’eux mêmes : l’Europe avec EUROSTOXX 50 : -4 %, les pays émergents (dont la Chine) avec MSCI EMERGING MARKETS : +18 %, enfin l’indice mondial MSCI WORLD : + 14 %. Les chiffres sont têtus comme l’on dit, mais ces données, fiables, comparables chaque année, sont des éléments objectifs dont toute analyse devrait tenir compte.

Comment expliquer cette remontée très forte en pleine crise sanitaire ?

L’explication vient de deux facteurs principaux : d’une part les politiques des banques centrales et des gouvernements ont déversé des milliards d’aide aux secteurs en difficulté afin de gagner du temps et de survivre sans faire faillite à la crise du Covid. D’autre part le facteur décisif est l’arrivée des vaccins : quelles que soient les impatiences bien légitimes sur le calendrier de mise en œuvre, ce que les acteurs économiques retiennent, c’est bien que désormais, avec l’existence de vaccins, la sortie de la crise sanitaire (et de son corolaire confinement) est désormais certaine à moyen terme (dans les 18 prochains mois). Et cela change tout : depuis l’annonce début novembre de vaccins viables pour l’été 2021, les valeurs actions ont repris de plus de 25% quasiment sans à-coups !

La perspective globale redevient tout simplement un retour à la croissance toujours accompagné par des politiques monétaires et budgétaires accommodantes et ce dans toutes les zones des taux d’intérêts géographiques, dès maintenant. Du jour au lendemain nous changeons de paradigme et nous retrouvons sans transition un environnement positif très favorable aux actions et à l’immobilier. Rappelons que les fondamentaux de cet optimisme financier sont :

  1. Des prévisions comptables d’augmentation des bénéfices des entreprises de plus de 20% en 2021.
  2. Un cycle économique de reprise de la croissance.
  3. Maintenu par des taux d’intérêts bas de façon.
  4. Ces 3 derniers facteurs justifiant les niveaux élevés voire très élevés des valorisation de certaines actions (pas de phénomène de bulle à ce stade).
la courbe en pointillé représente l’indice de présence de bulle sur le marché américain. La courbe noire en continue représente l’indice S&P 500 (plus gros indice des marchés américains). Ce graphique montre que contrairement aux années 2007 et 2000 , il n y a pas de bulle sur la valorisation des actions américaines en 2020.

Quelles conséquences économiques et financières aura l’élection de Biden ?

Le contexte actuel est aussi marqué par les rebondissements de la vie politique américaine. Si l’on ne s’en (re)tient qu’aux considérations éligibles dans cette tribune, notons que :

a. Biden disposant de la majorité Démocrate au Congrès aura donc la faculté de faire voter son massif plan d’aide et de soutien à l’économie américaine et ce au moins jusqu’ aux élections de mi- mandat en novembre 2023.

b. Biden ne disposant que d’une courte majorité au Sénat, il ne pourra pas en revanche faire passer l’intégralité de son programme d’augmentation d’impôts et de réformes en faveur de l’environnement (car il devra composer avec les républicains pour obtenir 60% des votes sur ce type de lois).

Ces 2 derniers points sont tous deux interprétés avec une grande satisfaction par Wall Street et les milieux d’affaires, qui de plus se sentent soulagés de ne plus avoir à craindre les imprévisibles tweets du président déchu sur des sujets sensibles comme le commerce international par exemple. Si bien que depuis 2 mois les indices semblent sourds aux risques et mauvaises nouvelles qui pourtant ne manquent pas en cette période où la pandémie fait rage. En fait l’énorme majorité des acteurs ne croit pas que les deux seuls risques qui mettraient en danger cette croissance se réalisent (absence totale d’inflation et remontée rapide des taux d’intérêts).

Comment choisir ?

Dans ce contexte, comment ne pas passer pour trop optimiste au vu du réel décalage entre d’excellentes nouvelles sur les marchés financiers et les mauvaises nouvelles qui perdurent dans nos sociétés, encore touchées par les confinements ? Les précédentes explications basées sur des données vérifiables et objectives peuvent nous aider à comprendre ce yatus. Mais il faut aussi avoir à l’esprit qu’avant de remonter, les indices boursiers avaient chuté lourdement bien avant l’économie réelle. Il y a naturellement un décalage dans le temps dû à la nature même des marchés qui anticipent sur l’économie. Ainsi les valeurs continuent à augmenter car l’on considère que la plupart des actions coûteront plus chères en 2022 qu’en 2021. Le conseil correspondant à cette période est donc de réinvestir sur du moyen/long terme. Même si cela peut paraître contre intuitif au quotidien, redynamiser ses placements sans attendre la fin de la crise sanitaire, donnera plus de performance à moyen terme.

la ligne droite horizontale représente le seuil de croissance positif. La courbe représente le PMI mondial.

Contrairement à 2008, l’indicateur avancé de la croissance économique mondiale n’a été négatif (soit inférieur à 50) que 5 mois en 2020 (contre 13 mois en 2008).

Que choisir ?

Les secteurs gagnants et les perdants de 2021 ne seront pas forcément les mêmes que pour 2020 mais en ce début d’année charnière pour nos économies nous continuons à préférer :

  • les indices américains (S&P 500 grandes capitalisations, Russel 2000 petites et moyennes capitalisations, bénéficiaires des aides publiques.
  • en Europe les secteurs bancaires et financiers, les valeurs cycliques,
  • certains émergents, pourquoi pas au travers du iShares MSCI Emerging Markets,
  • les secteurs de la green économie, de la transformation écologique,
  • les technologiques et la web économie, la sécurité informatique,
  • la santé et le bien être des personnes,
  • les marques de prestige, le luxe,
  • la sécurité.

UNE RENTRÉE SI PARTICULIÈRE

POINT AU 10 SEPTEMBRE 2020

En cette rentrée 2020 le moins que l’on puisse dire est que nous vivons une période inédite qui soulève auprès des investisseurs de nombreuses interrogations…

Les économies souffrent, les marchés tiennent :

Le paradoxe le plus marquant est la dichotomie constatée entre des nouvelles anxiogènes sur le front de l’activité économique et l’évolution de la crise sanitaire ; de l’autre des marchés financiers qui se comportent bien et résistent a toutes les mauvaises nouvelles. Il n’est pas question de nier la réalité difficile que nos économies et nos sociétés vont encore connaître. La baisse brutale de l’activité du printemps est suivie par une reprise certes réelle mais moins rapide et moins importante que la chute initiale (on parle de reprise en forme de racine carrée ou de V asymétrique).Si les marchés tiennent et connaissent une réelle revalorisation depuis avril c’est en raison des milliards d’aides publiques qui ont été déclenchées par les gouvernements et les banques centrales. L’afflux de liquidités, la coordination des plans de relances et la sortie correcte du confinement rendent les acteurs fondamentalement positifs à moyen terme. Le scénario principal est que le retour à la normale finira par avoir lieu (courant 2021 ?), et que l’on ne souhaite pas rater l’intégralité des hausses futures en étant complètement désinvesti.

En attendant, la FED a décidé de maintenir ses taux bas même en cas de retour de l’inflation aux États-Unis en 2021. L’été aura finalement été synonyme de statut quo sur les principales classes d’actifs. Les seules hausses notables étant l’or , les GAFAM (technologiques américaines) et l’Euro contre Dollar. Ce dernier point ayant favorisé les fonds de pays émergents endettés en dollars.

Une nouvelle phase incertaine d’ici à novembre :

C’est désormais une nouvelle phase d’incertitude toujours liée à l’évolution du Covid 19 qui s’ouvre devant nous et qui devrait durer jusqu’à début novembre avec en ligne de mire les élections présidentielles américaines du mardi 3 novembre. Dans cette période qui pourrait connaître une forte volatilité, il semble raisonnable de rester prudents. Les investisseurs à moyen/long terme choisiront de préférence les secteurs et thèmes porteurs actuellement : technologiques américaines, sécurité, santé, certaines matières premières, transition numérique, écologique, énergétique et enfin les fonds ISR en général (investissement socialement responsable). Enfin, comme nous le faisons depuis le début de cette crise, je vous propose de nouveau de questionner les trois critères à suivre et qui demeurent pertinents pour répondre à la question suivante : quand devrais-je prendre plus de risques ?

  1. La capitulation a-t-elle eu lieu sur les marchés financiers ?
    La réponse reste oui.
  2. Les mesures budgétaires et économiques sont-elles adaptées à la gravité de la crise ?
    Là encore la réponse est oui
  3. Le pic de l’épidémie a-t-il été atteint, plus particulièrement aux États-Unis ?
    Les dernières informations provenant des États-Unis mais aussi d’autres pays comme l’Inde sont moins bonnes qu’espérées. Le plus réaliste, mais qui risque de demander encore plusieurs mois de patience, consiste à attendre la diffusion d’un vaccin à grande échelle, permettant d’écarter tout nouveau recours à des restrictions économiques et autres confinements.

Dans l’espoir que ce temps arrive rapidement et que nous puissions enfin retrouver la voie d’un certain optimisme je vous souhaite la meilleure des rentrées possibles…

UN ÉTÉ SOUS LE SIGNE DE LA PATIENCE

POINT AU 29 JUIN 2020

Depuis notre dernière newsletter, les évolutions des marchés, de l’économie et du coronavirus incitent à adopter une certaine humilité pendant cette période estivale tant nous manquons encore de vision à court terme.

Accepter cet état de fait temporaire, qui nous empêche d’établir des prévisions fiables, nous permettra d’éviter les erreurs à court terme et de maintenir le cap de nos investissements sur des horizons de placements constructifs (moyen et long terme)

Sur le front de la crise sanitaire

Sur le front sanitaire, force est de constater que la crise dure plus longtemps qu’espéré.
En attendant d’avoir un vaccin, ce qui prendra encore plusieurs mois, un ralentissement progressif de la propagation partout dans le monde nous rendrait plus optimiste. Or, si les courbes sont très favorables en Chine et en Europe où le déconfinement raisonnable et progressif permet une réelle reprise de l’activité économique, il n’en est pas de même pour d’autres zones géographiques.

Aux États-Unis notamment, faute d’avoir été suffisamment patients dans leur déconfinement, ou suffisamment rigoureux dans leurs mesures de confinement, une trentaine d’États sur 50 vivent une augmentation du nombre de cas depuis la mi juin. Certains vont devoir donc reconfiner quelques semaines de plus, repoussant d’autant la pleine reprise économique.

Finalement là aussi le manque de patience initial fera perdre du temps dans la résolution de cette crise sans modèle.

États-Unis : nouveaux cas de COVID et décès/jour (moyenne de 7 jours)

La reprise est donc impactée négativement après avoir été très positive aux mois d’avril et mai 2020. Les scénarios les plus optimistes sont décalés de quelques mois et la patience est de mise même pour les plus actifs !

Sur le front de l’activité économique

Il est trop tôt pour dire quel sera l’impact économique au sortir de cette crise. Cela dépendra évidemment de la façon dont elle aura été gérée par l’ensemble des acteurs, au premier rang desquels nos gouvernants (pour les mesures budgétaires) et nos banques centrales (pour les mesures monétaires et de crédits).

En France, l’activité économique était repartie à 85% en juin.
Ce qui est certain c’est que nous allons constater au fil des prochains mois un décalage plus important entre la réalité économique, la réalité monétaire et financière. Ce décalage entre un monde économique touché par des licenciements et des faillites pour cause d’arrêt brutal et un monde financier stable ou en croissance, inondé de liquidités, qui anticipe la sortie de crise, s’explique par les mesures d’aides publiques exceptionnelles par leur ampleur, qui visent à faire en sorte que « le malade (comprenez nos économies) ne meurt pas guéri ».

Dans ce contexte vers quels investissements se diriger et à quel rythme ?

Reprenons les trois critères que je vous propose de suivre depuis le début de cette pandémie et qui demeurent pertinents pour se faire une opinion :

  1. La capitulation a-t-elle eu lieu sur les marchés financiers ?
    La réponse est OUI, avec une baisse de près de 40% en Février/Mars 2020 et même si d’autres « jambes de baisse » peuvent avoir lieu cet automne.
  2. Les mesures budgétaires et économiques sont-elles adaptées à la gravité de la crise ?
    Là encore la réponse est OUI. 19 000 milliards d’aides aux économies sont à la hauteur pour passer le cap. (du jamais vu !)
  3. Le pic de l’épidémie a-t-il été atteint, plus particulièrement aux États-Unis ?
    Nous y sommes presque, mais pas encore complètement. Il faudra encore patienter quelques semaines voire plus avant d’être fixés sur ce point crucial pour l’économie mondiale.

Aussi le troisième critère n’étant pas complètement validé, la patience s’impose avant de reprendre des investissements plus dynamiques.

Cependant dans une logique à 3/ 5 ans la conjoncture actuelle incite à s’intéresser aux fonds thématiques qui profiterons des grandes tendances à suivre désormais :

  • La transition numérique
  • La transition écologique et énergétique
  • Les fonds ISR (Investissement Socialement Responsable) et les entreprises ESG (label de qualité Environnementale, Sociétale, de Gouvernance interne)

Enfin rappelons les fondamentaux en matière d’investissement particulièrement utiles en 2020 :

  • Ne pas oublier la diversification immobilière grâce aux obligations immobilières dédiées, OPCI et SCPI (pierre papier).
  • Une fois n’est pas coutume préférer à court terme l’Europe aux États-Unis.
  • Utiliser le fonds de gestion flexible : Avenir Croissance Patrimoine

Investissez sur la durée en plusieurs fois au lieu de miser absolument sur un seul point d’entrée, surtout tant que la volatilité sera élevée.

Utilisez les options de « stoploss relatif » (seuil limite permettant un désinvestissement automatique pour sécuriser votre placement en cas de baisse des marchés).

Restant à votre disposition pour échanger sur votre situation personnelle, permettez-moi également de partager avec vous l’expression de toute ma sympathie à ceux qui souffrent ou risquent de souffrir dans les prochaines semaines des effets de cette pandémie sur leur santé mais aussi sur leurs revenus ou leur travail. Je pense particulièrement à nos amis et connaissances en France et aux Etats-Unis.

Redynamiser maintenant ou attendre encore ?

Point de situation au 24 avril 2020

Depuis notre dernier point de situation, sur le plan de la pandémie comme sur les marchés financiers, de nouvelles opportunités et interrogations se dessinent. Voici les éléments qui peuvent aider à la prise de décisions en ce 24 Avril 2020. À l’heure où chaque investisseur vit sa situation comme entre deux eaux : redynamiser maintenant ou attendre encore ?

Évolution de la crise sanitaire

Ce que nous savons :

Ces 15 derniers jours, la pandémie a poursuivi son développement vers l’ouest et ce sont désormais l’Europe et les États-Unis qui sont les zones les plus touchées. Nous atteignons un pic dans cette crise sanitaire et les prochaines semaines seront enfin consacrées à la façon d’en sortir, de reprendre les activités sociales et économiques, plutôt que de subir uniquement le décompte quotidien macabre des nouveaux cas et décès…

La probabilité est désormais forte pour que, même progressivement, un déconfinement se généralise en Mai/Juin 2020.

Ce que nous ne savons pas :

Dans cette période extraordinaire (au sens premier du terme) d’arrêt brutal de l’économie, il reste encore malheureusement bien des interrogations sur ce virus, qui laissent autant d’inconnues à nos équations de reprise. Nous ne savons pas quand précisément le reflux de la pandémie permettra un retour réel à l’activité « normale ».

Nous ignorons si le risque de 2ème vague est significatif, si le virus ressurgira à l’automne, ou la saison prochaine, ou pas du tout ? Enfin nous ne savons pas quand nous bénéficierons d’un vaccin, seul réel changement majeur sur le front sanitaire, qui permettra de dire que la crise est derrière nous.

Evolution des conséquences économiques

Ce que nous constatons / ce qui pose question :

Entre les éternels catastrophistes qui s’en donnent à cœur joie actuellement et les toujours trop optimistes par ignorance ou par intérêt, il est difficile d’appréhender à ce jour l’ampleur des conséquences économiques et financières avec un regard objectif.

Cependant, le FMI peut nous aider à y voir un peu plus clair par sa vision globale et indépendante. En résumé, le scenario central qui ressort de sa toute dernière publication est celui d’une reprise des économies dès cet été.

Dans ce cadre, la baisse inédite de la croissance mondiale serait de -3 % en 2020 (après un +2,9% en 2019). Mais elle serait suivie immédiatement d’une forte reprise dès 2021 avec une prévision à + 5,8% sur le monde.

En fonction de votre vision personnelle et selon votre degré de pessimisme ou d’optimisme je vous propose de placer votre curseur un peu en dessous ou un peu au-dessus de ces chiffres (qui ne sont que des prévisions à un stade encore peu avancé du processus de reprise) mais qui ont le mérite de nous donner un cadre de référence sérieux à actualiser au fil des semaines.

Dans ce contexte, vers quels investissements se diriger et à quel rythme ?

Reprenons les trois critères (cf. dernier article) qui demeurent pertinents pour se faire une opinion :

La capitulation a-t-elle eu lieu sur les marchés ?

La réponse est oui. En cette mi-avril si le risque de retrouver le point bas de mi-mars ne peut pas être tout à fait exclu, il s’éloigne de semaine en semaine. Le meilleur indicateur venant à l’appui de ce raisonnement étant la baisse de la volatilité (passée de 80 à 34).

Cela ne veut pas dire que les fluctuations vont s’arrêter et nous sommes encore loin d’un retour à la normale (où la volatilité serait inférieure à 20).

De plus, en réinvestissant aujourd’hui il faut être conscient que l’on peut à court terme être perdant car comment être sûr que la valorisation actuelle des actions prend en compte les répercussions économiques qui ne se voient pas actuellement ?

Un décalage de plusieurs mois est par exemple prévisible entre l’arrêt brutal de toute l’économie en mars et la ré- actualisation à la baisse des carnets de commandes des entreprises en septembre.

Les mesures budgétaires et économiques sont-elles adaptées à la gravité de la crise ?

Là encore la réponse est oui. Semaine après semaine nous constatons que les aides publiques sont massives et s’adaptent effectivement à l’ampleur des besoins, même si cela ne signifie pas qu’ elles les couvriront tous dans leur intégralité.

Le choix politique semble unanime et partagé par tous les pays qui en ont les moyens : un endettement à long terme accru afin de passer plus rapidement le cap.

Le pic de l’épidémie a-t-il été atteint, plus particulièrement aux États-Unis ?

La réponse est : oui nous y sommes ! Le vrai feu vert, le plus pertinent de l’ensemble des analyses, demeure le fait que nous ayons derrière nous l’impact sanitaire du virus aux États-Unis (qui sont plus que jamais l’économie à suivre tant elle impacte toutes les autres).

« Des chiffres montrant une diminution du nombre de nouveaux cas aux États-Unis seront raisonnablement un bon signal pour revenir à l’achat et redynamiser ses investissements », écrivions-nous précédemment.

Or, depuis 3 semaines la situation a considérablement évolué. Désormais le pic est atteint aux États-Unis (mi avril – fin Avril) qui sont pleinement et dramatiquement touchés avec près de 40 000 morts. Si le nombre de décès sera sans doute supérieur à 65 000 , les chiffres montrent désormais une décroissance du nombre de nouveaux cas.

Les Etats-Unis vont donc réouvrir leurs États et leur économie, progressivement certes, mais culturellement et pour de nombreuses raisons liées à leur modèle de société, il y a fort à parier que cela reparte plus vite et plus fort la bas qu’en Europe par exemple (même si l’Europe deconfinera plus tôt).

Vers quels investissements se diriger, à quel rythme ?

La période à venir va être favorable aux investissements en actions et sur certains fonds obligataires, pour peu que vous disposiez d’un horizon de placement constructif de 3 à 5 ans.

  • Commencer par des fonds de grandes capitalisations internationales, vous offrant la liquidité nécessaire en ces temps troublés,
  • Ne pas aller systématiquement vers les titres qui ont le plus souffert, il ne s’agit en aucun cas d’une garantie de reprise plus forte,
  • Ne pas oublier la diversification immobilière grâce aux obligations immobilières dédiées , OPCI et SCPI (pierre papier).
  • Préférer l’Europe et les États Unis au moins dans un premier temps,
  • Utiliser le fonds de gestion flexible : Avenir Croissance Patrimoine
  • Investissez sur la durée en plusieurs fois au lieu de miser absolument sur un seul point d’entrée, surtout tant que la volatilité sera élevée…
  • Utilisez les options de stoploss relatif ( seuil limite permettant un désinvestissement automatique pour sécuriser votre placement en cas de baisse des marchés).

De nouvelles opportunités :

Au fil des semaines, cette crise inédite sur les marchés financiers pourrait également faire naître des opportunités. Des circonstances tout à fait exceptionnelles et certaines mesures étatiques pourront vous être proposées.

Il s’agit notamment :

  • D’utiliser le point d’entrée très favorable sur les fonds d’obligations d’entreprises ayant une date fixe (2023/2024 de préférence).
  • De tirer parti de l’exceptionnelle correction de certains titres et indices pour investir sur certains produits structurés offrant une forte protection ou une rentabilité accrue (en fonction de votre profil de risque et de la durée dont vous disposez pour réaliser un placement constructif).

Toute l’équipe du Groupe Sarro est à votre disposition pour échanger sur votre situation personnelle et professionnelle. Plus que jamais, nous sommes mobilisés et à l’écoute de chacun pour rassurer, organiser et anticiper. Vous pouvez contacter votre conseiller personnel sur sa ligne directe ou nous envoyer un e-mail.

Évolution de l’économie mondiale…

Point de situation au 17 Mars 2020

Après un premier état des lieux il y a 7 jours, nous continuons de vous apporter une information claire et précise sur l’évolution de l’économie mondiale et sur vos placements financiers.

Les marchés gagnés par la sinistrose capitulent.

Alors que la France et l’Europe deviennent le centre de l’épidémie, il convient, sans vouloir nier la gravité de la crise actuelle due au coronavirus, de remettre au centre de nos analyses la raison, le sang-froid, et le plus d’objectivité possible tant certains comportements sont guidés par l’irrationalité.

L’irrationalité se trouve notamment dans les valorisations de certaines entreprises et de certains fonds qui, nous le savons par expérience, ne veulent plus rien dire aujourd’hui.

La chute de l’activité économique prévue dans les prochaines semaines à cause des confinements et restrictions de transports explique la baisse actuelle des marchés actions (-35% pour le CAC 40 depuis le début de l’année, contre +26% en 2019).

La baisse a été à la fois brutale et rapide et si l’on peut désormais la juger très exagérée dans une vision à moyen/ long terme, il est encore trop tôt malheureusement pour affirmer qu’elle est complètement achevée.

Si l’on peut raisonnablement penser que nous sommes proches du plancher, le point bas ne sera définitivement atteint que lorsque la courbe d’expansion du virus s’aplatira, puis que nous observerons la décrue du nombre de cas.

Les enjeux à court terme :

Dans les semaines forcément particulières que nous allons vivre, les enjeux sont multiples : avant tout, réussir à enrayer l’épidémie.

Sur ce point, les dernières mesures prises par la plupart des pays d’Europe et aux États-Unis (confinements rendus obligatoires) vont dans le bon sens et finiront par porter leurs fruits.

Une fois encore, nous savons que cette crise aura une durée relativement courte et que la fin de l’épidémie est une chose certaine. Mais nous ne savons pas encore exactement quand cela se produira : quelques semaines, quelques mois encore à attendre et qui laissent planer le doute sur des marchés qui en ont horreur…

En deuxième lieu : Gérer la chute de l’activité économique à court terme au mieux afin de permettre une reprise forte et rapide, même si elle sera sûrement graduelle.

Sur ce point les mesures financières et d’aides budgétaires sont à la hauteur avec 700 milliards pour la FED (États-Unis), 500 milliards pour l’Allemagne et au moins 300 milliards pour la France (15 et 16 mars), sans compter les aides de la BCE. Tout est mis en œuvre pour que le tissu économique survive à la chute temporaire d’activité et que les acteurs soient encore bien vivants et en place pour incarner et réaliser la reprise.

Enfin, il s’agit pour l’ensemble des acteurs : citoyens, épargnants, investisseurs, entreprises, gouvernants de faire preuve de résilience afin de sortir au mieux de cette crise. Les français, les américains et bien d’autres peuples ont déjà montré par le passé lors de nombreuses crises de toute nature, qu’ils savaient ne pas céder à la panique et au contraire être des peuples résilients.

Les raisons de garder espoir et que faire dans ce contexte :

Tout d’abord, tout comportement qui serait actuellement vendeur est à proscrire, cela équivaudrait à céder à un sentiment de panique.

En effet, vu la rapidité de la baisse, les niveaux sont anormalement bas et la meilleure conduite à tenir est de faire le dos rond, la reprise n’étant qu’une question de temps.

À ce sujet, l’évolution des marches asiatiques est encourageante puisque leur situation s’améliore déjà, depuis que les cas de coronavirus diminuent.

Pour ceux qui ont un besoin urgent de liquidités, le meilleur conseil consiste à faire appel à des solutions de crédits temporaires, le temps que les valorisations redeviennent « normales » sur leurs placements.

Ceci d’autant plus que les taux de crédits sont historiquement faibles et que les contrats de placements, sans être désinvestis peuvent servir de garantie à une avance de trésorerie ou à un crédit.

Une fois le retour à la normale, il sera toujours temps de solder la ligne de crédit adossée avec le placement, sans avoir vendu au plus bas…

Pour ceux qui souhaitent profiter des opportunités créées par ces valorisations :

  • Toujours avoir à l’esprit que l’on n’attrape pas à pleine main un couteau en train de tomber,
  • Avoir du temps devant soi, se donner un horizon de temps constructif, ne pas être seulement sur la liquidité, • Soyez très sélectifs et prenez conseil auprès de votre conseiller·e habituel·le,
  • Dans un premier temps il parait de bon sens de privilégier les grandes capitalisations offrant la liquidité suffisante et une bonne visibilité à moyen/long terme et qui sont exagérément en baisse actuellement…
  • L’idéal, nous ne le répèterons jamais assez, est d’investir en plusieurs fois, de façon progressive, en re-dynamisant votre épargne de façon étalée sur 12 à 24 mois.

Enfin, même si à ce jour cela semble prématuré, il ne fait pas de doute comme promis précédemment, que nous disposerons dans les prochaines semaines de nouvelles opportunités nées de la baisse actuelle. Nous vous les proposerons le moment venu, afin d’améliorer l’évolution de vos placements.

Nous restons plus que jamais à votre écoute et vous pouvez compter sur le dévouement de notre équipe dans cette période difficile.

L’impact sur vos placements

Analyse au 10 mars 2020

Les deux semaines que nous venons de vivre sur les marchés furent les plus correctrices depuis 12 ans avec une baisse rapide, supérieure à 20% sur les principaux indices.

La séance de capitulation observée lundi 9 mars 2020 sur les marchés ne fait que conforter les prises de positions précédentes. Les règles de conduites demeurent inchangées : changement de scénario pour désormais une sortie de crise en U, c’est-à-dire dans quelques mois, prolonge la zone d’incertitude pour les investisseurs.

Cependant, il convient de relativiser la correction actuelle en la situant dans un contexte plus long. Il suffit pour cela de garder à l’esprit que si le CAC 40 baissait de 21 % à son plus bas depuis début janvier à la clôture du 9 mars, cela se produit après une hausse de 26 % en 2019.

A-t-on touché le point bas le 12 Mars 2020 ?

La véritable capitulation (au sens technique du terme) intervenue lundi pourrait légitimement inciter à le penser.

Lorsque l’on reprend l’historique des corrections boursières précédentes et que l’on prend en considération les niveaux actuels des principaux indices, il se trouve que nous sommes juste au-dessus de la limite du passage à un scénario de bear market (marché baissier durable, en moyenne 15 mois avant rebond de 24 mois).

Certes la remontée technique de ce jeudi 12 mars nous éloigne de cette perspective, mais il convient de surveiller les niveaux actuels dans les prochains jours si l’on veut se faire une meilleure idée de ce que seront les prochains mois. Donc, il est objectivement trop tôt pour se prononcer.

Un bon indicateur désormais facile à suivre car tellement médiatisé consiste à suivre l’impact du coronavirus sur les États-Unis (25% de l’économie mondiale). Pour les investisseurs prudents, on pourra en effet considérer que le reflux du virus aux États-Unis marquera le début de la remontée sur les marchés financiers.

De quelle durée parle-t-on avant la reprise des indices boursiers ?

Le scénario central désormais admis étant celui d’une correction en U, toute la question est de savoir combien de temps durera la période actuelle que l’on pourrait appeler « la barre latérale du U » ?

Quelques semaines pour les plus optimistes, quelques mois pour les plus raisonnables. Difficile à ce jour d’avoir des certitudes.

Il est certain en revanche que nombre de mesures des banques centrales et des gouvernements vont intervenir dès cette semaine afin de limiter l’impact de la crise sanitaire sur l’économie et afin d’accélérer la rapidité de la reprise une fois le coronavirus derrière nous. Il s’agit notamment des baisses de taux d’intérêts mais aussi pour la première fois depuis longtemps de mesures d’aides budgétaires (desserrement des contraintes de déficits en 2020/2021 par exemple).

Il fait peu de doute que notamment aux États-Unis, Donald Trump va engager des mesures fiscales exceptionnelles et avec effet immédiat afin de sauver son bilan économique d’une crise qui pourrait bien lui faire perdre une ré-élection qui lui était promise début novembre.

Que faire dans ce contexte ?

Ces incertitudes sur la durée de vie du virus mettent les marchés dans une certaine expectative et nous sommes amenés à renouveler nos conseils de bon sens en matière de gestion de patrimoine :

  • diversifiez vos investissements,
  • revenez sur les marchés de façon sélective, par paliers, en utilisant des programmes de dynamisation progressive et en étalant vos versements sur 12 à 24 mois,
  • restez à l’écoute des préconisations et des opportunités que nous ne manquerons pas de vous proposer en fonction de votre profil de risque,
  • modifier si besoin, en actualisant votre profil de risque, si vous souhaitez profiter de la conjoncture actuelle.

Zoom synthétique sur les SCPI :

Dans ce contexte, les placements et fonds constitués par l’immobilier le plus souvent professionnel (bureaux, activités commerciales, etc.) sous forme de SCPI, SCI de SCPI et OPCI par exemple offrent un avantage qui pourrait même paraître incroyable : ils ne sont pas touchés par la baisse actuelle.

En effet, on observe une réelle décorrélation et il est fort probable que nombre d’épargnants se ruent vers ce placement cette année tant il est considéré comme un placement refuge.

Là encore, il convient de faire preuve de discernement notamment dans le choix des SCPI :

  • si la crise se prolonge à long terme les SCPI les plus dynamiques et qui ont le moins de réserves (report à nouveau) pourraient être impactées par des baisses de loyers à opérer sur leur patrimoine,
  • sélectionnez avec votre conseiller(e) des SCPI peut être moins rentables immédiatement, mais qui détiennent des patrimoines qualitatifs, une gestion éprouvée dans le temps et des reports à nouveau comptables qui sont autant de garanties pour passer sans encombre cette crise.

ACTU GROUPE SARRO

En conclusion, j’ajouterai une petite note d’optimisme dans le flux d’informations anxiogènes que nous allons encore subir jusqu’à ce que le virus reflue en Europe et aux États-Unis :

  1. ce virus sera passager et il y aura une sortie de crise certaine à cette sorte de grippe dont nous n’avons pas encore le vaccin.
  2. les mesures limitant son impact et soutenant les économies ne seront réellement déclenchées que cette semaine.
  3. les fondamentaux de l’économie étaient bons ou très bons juste avant le coronavirus, et ne justifient pas objectivement une panique généralisée.

Notre rôle de conseiller est d’être présent dans les bons comme les mauvais jours. Pour avoir vécu ensemble des crises passées comme celle de 2008 (bien plus grave car systémique), notre cabinet ré-affirme sa détermination pour vous faire bénéficier de cette expérience de longue date. Nous sommes à votre écoute pour faire un point plus précis sur votre situation personnelle.