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Loi de finances 2026 : ce qui change pour votre plan d’épargne retraite et votre épargne salariale

Promulguée le 19 février 2026, la loi de finances 2026 modifie les règles du Plan d’Épargne Retraite (PER) et de l’épargne salariale. Ces changements touchent en priorité les épargnants proches de — ou déjà passés — les 70 ans. Voici ce que vous devez savoir, et surtout comment adapter votre stratégie dès maintenant.

1. Fin de la déduction fiscale sur le PER après 70 ans

C’est la mesure phare de cette réforme. Jusqu’au 31 décembre 2025, vous pouviez déduire vos versements sur un PER de votre revenu imposable, quel que soit votre âge. Ce n’est plus le cas.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, tout versement effectué à partir de 70 ans ne donne plus droit à déduction fiscale. Cette règle s’applique à tous les types de PER : individuel, collectif (PERECO) et obligatoire.

💡 Bon à savoir : Les anciens contrats PERP, Madelin et Article 83 ne sont pas concernés par cette mesure. Ils conservent leur régime fiscal propre.

Quelle fiscalité à la sortie pour ces versements ?

Bonne nouvelle : si vous ne bénéficiez pas de la déduction à l’entrée, vos versements sont exonérés d’impôt sur le revenu à la sortie en capital. Seuls les gains restent soumis à la flat tax de 31,4 %. En cas de sortie en rente, seule une fraction de 30 % est imposable après 70 ans.

2. PERECO après 70 ans : l’exonération sur l’épargne salariale disparaît

Jusqu’ici, les sommes issues de l’intéressement, de la participation ou de l’abondement versées dans un PERECO étaient exonérées d’impôt sur le revenu, sans limite d’âge. C’est terminé.

À partir de 2026, ces versements perdent leur avantage fiscal dès 70 ans. Les salariés en cumul emploi-retraite sont les premiers concernés.

En revanche, le Plan d’Épargne Entreprise (PEE) conserve intégralement son régime : les versements restent exonérés d’IR, à condition de respecter le blocage de 5 ans — et ce, sans condition d’âge. Le PEE redevient le placement de référence pour l’épargne salariale après 70 ans.

3. Report des plafonds de déduction : de 3 à 5 ans

C’est la mesure la plus favorable de cette réforme. Les plafonds de déduction non utilisés les années précédentes sont désormais reportables sur 5 ans au lieu de 3.

Cela offre une vraie souplesse pour les années de revenus exceptionnels : cession d’entreprise, prime importante, dividendes élevés. Vous pouvez désormais lisser vos versements sur une période plus longue pour optimiser votre fiscalité.

Attention : cette extension ne s’applique qu’aux plafonds à partir de 2026. Les plafonds non consommés de 2024 restent reportables jusqu’en 2027, ceux de 2025 jusqu’en 2028. Le plein effet de cette réforme sera visible à partir de 2031.

4. Quelle stratégie adopter selon votre situation ?

Avant 70 ans — profitez de la fenêtre d’optimisation

C’est maintenant que se joue l’essentiel. L’objectif : maximiser vos versements déductibles avant de franchir ce cap. Plusieurs leviers sont disponibles :

  • Mobilisez vos plafonds reportés sur 5 ans pour réduire votre imposition sur les années de hauts revenus.
  • Orientez votre épargne salariale vers le PERECO tant que l’exonération IR est encore applicable.
  • Anticipez les années de forte imposition pour calibrer vos versements au bon moment.

Après 70 ans — réorientez vos placements

Le PER perd de son attrait fiscal immédiat. D’autres solutions prennent le relais :

  • Le PEE reste le support privilégié pour l’épargne salariale (exonération IR après 5 ans de détention).
  • L’assurance-vie offre une fiscalité sociale plus avantageuse : elle reste soumise aux prélèvements sociaux à 17,2 %, contre 18,6 % pour le PER depuis 2026. Un écart de 1,4 point qui peut peser sur le long terme.
  • Le PER conserve un intérêt pour la transmission et la constitution de capital, mais ce n’est plus un outil d’optimisation fiscale immédiate.

Ce qu’il faut retenir

La loi de finances 2026 redéfinit les règles du jeu de l’épargne retraite. Le message est clair : l’optimisation fiscale sur le PER doit se faire avant 70 ans. Passé ce cap, d’autres placements sont souvent plus adaptés.

Ces évolutions nécessitent un accompagnement sur mesure. Margaux, Romain et Daniel sont à votre disposition pour analyser votre situation et vous proposer les solutions les mieux adaptées à vos objectifs.

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Margaux Tartonne
Conseillère en Protection Sociale

Margaux fait partie de notre équipe Protection Sociale. Ce pôle a pour mission d’étudier pour nos clients tous les contrats de prévoyance, santé et retraite. Un pôle d’activité très important dans notre cabinet, point de départ d’une gestion de patrimoine pérenne.